NOS REFUGES
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La ferme-refuge du Quesnoy
Implanté sur un domaine de 75 hectares en plein coeur du Pays de Bray, en Haute-Normandie, à Cuy-Saint-Fiacre (Seine-Maritime), notre ferme-refuge, connue sous le nom de “AVA Refuge” abrite plus de 200 animaux : chiens, chats, équidés et cervidés.
Si certains animaux ont la chance de trouver une famille quelque temps après leur arrivée à l’AVA, d’autres passent parfois des années au sein de notre structure.
Il est donc essentiel de leur permettre de se sentir bien jusqu’au jour de leur adoption ou jusqu’à la fin de leur vie. Cela nécessite des modes d’hébergement adaptés à chaque espèce et chaque individu.
Un sanctuaire pour chats
Le chat étant une espèce sociale opportuniste, nous avons fait le choix de les héberger en collectivité. Pas de cages mais de grands espaces qui offrent à nos félins une vie au grand air et leur permettent d’exprimer leurs comportements naturels : chasser, se cacher, se percher en hauteur, explorer, dormir…
Les lieux sont aménagés pour que les chats puissent échapper à la promiscuité et au stress chronique s’ils en ont besoin, tout en ayant la possibilité de s’abriter au chaud en hiver et de manger une nourriture de haute qualité (croquettes à volonté, nourriture humide trois fois par jour et gamelles spéciales individuelles si besoin). Au sein de notre chatterie d’environ un hectare, nous mettons à leur disposition de nombreux aménagements en trois dimensions ainsi que de grands chalets chauffés et aménagés rien que pour eux (paniers, jeux, arbres à chats…).
Nous avons également des chalets d’adaptation dédiés aux nouveaux arrivants : entièrement clos et doté d’une pièce d’isolement, il permet toutefois aux chats d’avoir un accès visuel à leurs congénères grâce à un petit jardin privatif grillagé. La chatterie n’est pas hermétiquement clôturée, ce qui permet aux chats d’aller et venir à leur guise sur les 75 hectares de terrain que leur offre le Refuge.
Dans cet environnement naturel à la végétation luxuriante, nous voulons laisser le choix à chaque individu d’exprimer son répertoire comportemental afin d’atteindre un état de bien-être. En permettant aux chats d’être libres de faire leurs propres choix, en liberté mais tout en étant en sécurité, leurs comportements dits “gênants” (agressivité, malpropreté…) s’atténuent voire disparaissent complètement.
Un hébergement individualisé pour les chiens
Le chien étant une espèce sociale, nous privilégions la cohabitation avec un ou plusieurs congénères afin de favoriser l’apprentissage social (quand cela est possible). Les chiens sont donc hébergés en duo ou en groupe (en fonction des affinités et compatibilités de caractère) dans des enclos verdoyants de 100 à 1 600 m2, ou seuls s’ils ne sont pas sociables. Chaque parc possède au moins un chalet isolé et paillé, ou des niches isolées et paillées avec un toit plat pouvant servir de plateforme. Les niches sont dotées d’un double-sas ainsi que d’un système de jupette, et sont peintes à l’aide d’une peinture isolante, afin que les chiens soient protégés du froid et de l’humidité. La végétation est volontairement abondante : elle offre de l’ombre et de l’isolation phonique, et constitue un excellent par-vu pour diminuer le stress des chiens.
Les enrichissements que nous proposons à nos chiens sont nombreux et variés : des piscines l’été pour ceux qui aiment se baigner, des « glaçons surprises », des balles distributrices de nourriture et des « cartons surprises » pour les occuper et leur permettre une dépense cognitive. Nous avons également différents types de nourrissage : en gamelle pour une meilleure surveillance, ou en éparpillant la nourriture sur des palettes ou bien dans tout le parc.
Avec l’aide de nos bénévoles, nous permettons autant que possible à nos chiens de sortir en liberté ou en semi-liberté dans nos pâtures aussi souvent que possible. Nous mettons à leur disposition un parc d’agility. Le renforcement positif permet de (re)créer un lien homme-animal, souvent perdu lorsque les chiens arrivent à AVA. Nos chiens bénéficient d’un régime très qualitatif et varié à base de croquettes, de nourriture humide, de viande fraîche et de rations ménagères. La notion de « plaisir de bien manger » nous est très importante !
Les chiens les plus vulnérables sont hébergés dans notre « maison de retraite », dans un bâtiment chauffé. Ils disposent de plusieurs pièces donnant accès à une courette privative. Tous les chiens ont de nombreux couchages moelleux et confortables (dont des matelas à mémoire de forme), une nourriture adaptée, et bénéficient d’une surveillance accrue ainsi que de soins individuels selon leur(s) pathologie(s).
Un havre de paix pour herbivores
Quant aux herbivores, ils sont hébergés en collectivité selon leurs affinités et besoins physiologiques, sur nos 70 hectares de pâtures. Chaque troupeau de chevaux dispose de deux pâtures : l’une est au repos lorsque l’autre est utilisée. En plus de l’herbe et du foin, les animaux les plus vulnérables ont également un apport en granulés et compléments alimentaires. Ils sont sous notre surveillance quotidienne. Chaque pâture possède au moins un abri permettant, principalement l’été, d’échapper à la chaleur, au soleil et aux mouches. Les nombreuses haies vivaces et hautes permettent quant à elles de se protéger du vent et de la pluie. Si nécessaire, nous vêtissons nos chevaux les plus fragiles et arthrosiques de manteaux imperméables et de manteaux en fibre de céramique.
Outre les animaux que nous hébergeons, la Ferme-Refuge AVA est un écosystème à lui seul, dépourvu d’engrais et de pesticides. De nombreuses espèces animales et végétales y prospèrent pour notre plus grand plaisir !
La prise en charge des animaux âgés et vulnérables
La prise en charge des animaux – et en particulier des chiens – âgés est l’une de nos spécificités.
Notre “Maison des p’tits vieux”, bâtiment principal et centre névralgique de la ferme-refuge, est le lieu de vie et de fin de vie des chiens et chats les plus fragiles. Ils y résident en collectivité et en harmonie. C’est dans cette vieille bâtisse riche d’Histoire (c’est une ferme des Templiers) que nos protégés dorment, mangent, jouent, et bénéficient de tous les soins et de toutes les attentions qu’ils méritent. Lieu de passage principal de nos soigneurs, la Maison des p’tits vieux est aussi un espace de gériatrie et de soins palliatifs où les animaux en fin de vie peuvent trouver confort et quiétude, sous la surveillance constante de nos soigneurs.
Le quotidien à la ferme-refuge
Les soigneurs, qui sont généralement 4 ou 5 chaque jour, prennent soin de l’ensemble de ces 500 animaux, tous considérés comme des individus, des personnes à part entière. Notre approche consiste à nous adapter à chacun d’entre eux avec la plus grande expertise mais aussi avec la plus grande humilité face à la complexité du vivant. Nos soigneurs sont supervisés par trois responsables du refuge, dont l’une est Assistante vétérinaire senior. Ces responsables sont en relation permanente avec nos équipes de vétérinaires partenaires.
Lorsqu’un animal est malade ou blessé, les soigneurs en informent immédiatement les responsables, qui eux-mêmes en informent tout de suite nos vétérinaires partenaires. Grâce à la télé-expertise et à la télémédecine, de premiers conseils peuvent ainsi être vite communiqués. Ensuite, selon la condition de l’animal et en fonction de son état physique et psychique, il peut être emmené dans un établissement vétérinaire partenaire ou dans l’établissement vétérinaire le plus proche du refuge. Les équidés et nos bovins, eux, bénéficient du suivi régulier de vétérinaires en médecine équine et rurale.
Vous souhaitez visiter la ferme-refuge AVA ?
De manière générale, la Ferme-Refuge AVA n’est pas ouverte au public. Néanmoins, des visites groupées et guidées sont organisées quelquefois par an, sur réservation. Pour connaître le calendrier de nos visites, rendez-vous ici : https://www.weezevent.com/visite-du-refuge-ava-1h30
Le Petit Quesnoy
A quelques pas de la ferme-refuge du Quesnoy, se trouve « le Petit Quesnoy » (Cuy-Saint-Fiacre, Seine-Maritime) : notre refuge dédié aux équidés. Actuellement, 15 équidés y résident : 2 chevaux, un groupe de 12 juments, ainsi qu’un âne. Tous ces équidés ont été sauvés de l’euthanasie après une carrière dans le sport, le loisir, ou le divertissement.
A AVA, nous sommes scandalisés par les euthanasies et l’abattage des équidés. Après leur carrière, et après avoir été au service de l’Homme pendant de nombreuses années, l’écrasante majorité des équidés sont mis à mort. Parce qu’ils ne sont plus rentables, qu’ils sont devenus trop coûteux, inaptes au travail, malades et/ou blessés, des centaines de chevaux, poneys, ânes et mulets sont condamnés de façon arbitraire chaque année en France.
Le sort des chevaux de course réformés nous révolte profondément : chaque année, le PMU génère 9 milliards d’euros de chiffre d’affaires. 9% sont reversés à l’État et 8% aux sociétés de courses hippiques. Pourtant, malgré tout ce que les chevaux rapportent, rien n’est mis en œuvre pour leur assurer une retraite à la fin de leur carrière. C’est un véritable scandale.
AVA offre à ces animaux une alternative à l’euthanasie et à l’abattoir. Au Petit Quesnoy, nous leur permettons de finir leur vie paisiblement, quels que soient leur état de santé ou leur comportement. Notre objectif est de leur apporter un lieu de vie jusqu’à la fin de leur vie, sans rien attendre d’eux en retour.
Les équidés du Petit Quesnoy vivent en groupe, en extérieur, dans des pâtures verdoyantes dotées d’abris. Parce que nous effectuons des rotations de pâtures, notre groupe de juments déménage chaque année à la ferme-refuge du Quesnoy, située non loin du Petit Quesnoy. Ainsi, nous pouvons toujours laisser une pâture au repos une partie de l’année afin de produire du foin.
La Coloc’ AVA des Sablons
En septembre 2022, 36 ans après l’ouverture de son premier refuge à Cuy-Saint-Fiacre (Seine- Maritime), abritant actuellement plus de 500 animaux, l’association AVA – Agir pour la Vie Animale inaugure non loin de là, son deuxième sanctuaire, La Coloc d’AVA, à Rouvray-Catillon (Seine- Maritime), tout près de Forges-les-Eaux.
Des chiens et des chats sauvés d’une euthanasie injustifiée, mais aussi des poules reformées d’élevage, des paons, cheves et boucs abandonnés, un poney de centre d’équitation à la retraite… Plusieurs dizaines d’animaux de compagnie, de ferme, de loisir et d’ornement, ont déjà élu domicile au refuge des Sablons.
Comme Lascar, un poney reformé de centre équestre, qui a servi toute sa vie à apprendre l’équitation à des enfants / adolescents ou Roxanne, une Yorkshire qui a été́ placée car le mode de vie de sa propriétaire ne correspondait pas à ses besoins : il lui fallait de l’espace, se défouler, entre stimulée… un environnement qui lui est désormais offert au refuge des Sablons.
Leur point commun ? avoir échappé́ à l’euthanasie ou à l’abattoir : leur offrir une nouvelle vie, une maison pour le restant de leurs jours, dans un lieu pensé pour leur bien-être, constitue l’ADN de l’association AVA.
Un lieu de vie pour toutes les vies et pour toute la vie
Contrairement aux refuges « classiques », il n’y a aucune cage, aucun box, ni aucune forme d’enfermement aux Sablons. Ici, tous les animaux vivent ensemble, en liberté, dans un domaine verdoyant de plus de 3 hectares, équipé, entre autres, d’une piscine couverte et chauffée pour permettre aux chiens de nager. Les animaux peuvent séjourner dans ce lieu jusqu’à la fin de leur vie s’ils ne trouvent pas d’adoptants.
Mais la particularité de ce refuge familial est que les animaux partagent leur quotidien avec les humains qui vivent avec eux. L’objectif : permettre aux humains comme aux non-humains de bien vivre et de bien vieillir ensemble, en harmonie, en apportant des bienfaits mutuels.
Ainsi, pour la première fois en France, ce refuge propose un modèle d’accueil inédit destiné à la fois aux animaux vulnérables et aux personnes âgées. Maxime Légier en est le premier bénéficiaire. Et c’est un juste retour des choses puisqu’il n’est autre que le fondateur historique du premier refuge AVA (1986), avant que celui-ci ne soit repris par le Dr vétérinaire Thierry Bedossa en 2003.
« J’ai toujours vu Maxime entouré d’animaux, c’est lui, et son épouse Jenny, qui m’ont appris qu’on pouvait vivre au milieu des animaux, dans le respect et la bienveillance. Depuis la mort de Jenny, je ne pouvais pas laisser Maxime se laisser aller, je voulais lui permettre de rester avec les animaux, en sécurité́ »,explique Thierry Bedossa.
Face à la santé en déclin de Maxime, une infirmière salariée a été recrutée pour veiller sur lui… mais aussi sur les animaux. Sophie est infirmière pour les humains, mais elle connaît également les animaux et avait besoin d’un tournant dans sa vie, avec son fils qui est encore un enfant. Nous les avons accueillis tous les deux aux Sablons, dans l’une des trois maisons de la propriété, pour leur offrir ce nouveau départ, et permettre à Sophie de s’occuper de Maxime et des animaux, avec la même bienveillance et la même expertise.
Un lieu ouvert à tous : éco-touristes et éco-volontaires
Cette colocation intergénérationnelle et inter-espèces n’en est qu’à ses débuts : « Cette manière de séparer les personnes âgées de leurs animaux de compagnie pour les mettre dans des EHPAD et autres collectivités, m’indigne profondément », dénonce le Dr Bedossa, particulièrement marqué par le récent scandale Orpéa. « Mon objectif est de trouver une autre voie pour permettre à ceux qui le souhaitent de continuer à bien vivre et à bien vieillir avec les animaux qu’ils aiment ».
Ce nouveau modèle de refuge est encore expérimental. A long terme, d’autres personnes âgées pourraient nous rejoindre et y résider, tout comme d’autres animaux, mais aussi des personnes éco-volontaires. La seule condition sera la bonne entente entre les individus et la cooptation par les résidents, humains comme non-humains. Le bâtiment principal dispose de 3 chambres (actuellement en cours de rénovation) destinées à accueillir tous ceux qui le souhaitent, pour tous types de séjour de plus ou moins longue durée.
Pour nous aider à donner vie au refuge des Sablons, “la Coloc’ AVA”